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Les Portugais dans la Grande Guerre

Publié le 5 avril 2018

Richebourg, La Couture, Vieille-Chapelle, Neuve-Chapelle, Lillers, Saint-Venant

Le 9 avril 1918, à quatre heures et quart du matin, l’armée allemande lançait une grande offensive dans la plaine de la Lys entre Armentières et le canal d’Aire. À neuf heures, les troupes allemandes surprenaient les Portugais en pleine relève du côté de Richebourg, Laventie, Neuve-Chapelle… 7 000 tués, blessés, disparus ou prisonniers.

Chronique d'un désastre annoncé soupire Aurore Rouffelaers, missionnée par l’office de tourisme de la région de Béthune-Bruay pour coordonner les événements du centenaire de cette bataille de la Lys, appelée aussi "Opération Georgette".

Si le 9 avril 2018, les cérémonies officielles réuniront les hautes autorités portugaises et françaises au cimetière militaire portugais de Richebourg, au monument commémoratif de La Couture, du 7 avril au 6 mai, des expositions, des conférences, des animations permettront au grand public de comprendre l’engagement et la vie des soldats portugais, de faire plus connaissance avec ceux qui sont restés en France.

L'histoire des Portugais dans la Grande Guerre

Le Portugal, c’est dans mes tripes lance Aurore, 38 ans. Il était ainsi normal pour l’arrière-petite fille de Joao Assunçao d’aller dans les cimetières militaires, d’accompagner sa grand-mère Féliçia (fille de Joao). Mais c’est seulement il y a une dizaine d’années qu’Aurore "a raccroché tous les wagons" et mesuré à quel point tout ce qu’elle trouvait normal ne l’était pas du tout !

Aurore Rouffelaers, arrière-petite fille de Joao Assunçao, porte-drapeau du Corps expéditionnaire portugais dans le nord de la France, a plongé au cœur du Corps expéditionnaire portugais, suivant d’encore plus près les pas de sa grand mère Féliçia, l’ambassadrice du Portugal à Burbure, 92 ans le 5 avril prochain sourit-elle ; se rapprochant du Comité France-Portugal des Hauts-de-France.

Autour de "Madame Féliçia Pailleux Assunçao" (elle porte une cravate) et d’Aurore Rouffelaers (à gauche), une famille tournée vers la "portugritude".

Tout naturellement, Aurore est devenue la coordinatrice bénévole des commémorations du Centenaire de la bataille de la Lys puis une rencontre avec l’office de tourisme de Béthune-Bruay l’a propulsée aux commandes d’un "gros programme, juste un mois". Mais quel mois ! Un vrai travail d’équipe assure Aurore, avec le soutien des communes impliquées dans "Georgette" en avril 1918, le soutien aussi de l’ambassade du Portugal en France. Pour le nouvel ambassadeur arrivé en décembre dernier, ce mois est une priorité.

Au programme

  • l'exposition "Racines" à Richebourg, salle Paul-Legry : basée sur les témoignages de 20 enfants et petits-enfants issus des quelques 240 mariages entre 1918 et 1925 à Isbergues, Mametz, Ecquedecques, Saint-Venant, Calais...
  • l'exposition "Amours suspendues" à Vieille-Chapelle : la présentation de lettres, cartes postales de la collection d'Alfonso Silva Maia, échangées entre les soldats portugais au front et leurs épouses, leurs parents.
  • des totems installés dans 5 communes : pour mettre en lumière l’importance de l’humain dans le conflit : l’infirmière Maria Machado à Neuve-Chapelle, le colonel Bento Roma à La Couture, le général Tamagnini à Saint-Venant, le soldat Milhoes à Vieille-Chapelle et le soldat Joao Assunçao à Richebourg.
  • des plexiglas illustrés d’images d’archives dans ces 5 mêmes communes : pour prendre conscience de l’importance des destructions
  • des conférences
  • des visites guidées
  • des actions pédagogiques
  • un concert de fado avec Ana Laïns
  • un repas portugais
  • des lectures de contes portugais
  • des danses folkloriques portugaises…

Texte : Christian Defrance, l’Écho du Pas-de-Calais n°179 d'avril 2018