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Canal Seine-Nord Europe

Les Départements du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme investissent 500 millions d’euros pour le canal Seine-Nord Europe

26 septembre 2014, Arras : Manuel Valls relance le canal Seine-Nord Europe et affirme que l’État sera bien au rendez-vous. Avant de quitter le Pas-de-Calais, le premier ministre demande aux collectivités de s’engager à leur tour, notamment sur les aspects financiers du dossier. Les Départements du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme se félicitent alors du feu vert de Matignon et n’oublient pas de rappeler qu’ils défendent depuis plus de vingt ans le fameux projet.
Ces Conseils départementaux sont prêts et ils l’ont fait savoir le mardi 3 février 2015 dans le Pas-de-Calais, précisément à Bertincourt, village de 900 habitants situé au centre de la "grande région" impactée par le tracé.

Les présidents des Départements cités plus haut ont signé une convention d’engagement (précisément un protocole d’accord sur l’accompagnement et le financement pour la réalisation du canal Seine-Nord Europe), symbolisant leur "unité" et leur "volonté forte" d’aller au bout du "chantier du siècle". Lequel, terminé, donnera naissance à un canal qui reliera par voie d’eau le bassin parisien à l’Europe du Nord.
Après avoir dévoilé un panneau hautement symbolique, les Conseils départementaux du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme ont annoncé qu’ils accompagneront la construction du canal Seine-Nord Europe pour un montant total de 500 millions d’euros (répartis comme suit : 200 millions pour le Nord, 100 pour l’Oise, 130 pour le Pas-de-Calais et 70 pour la Somme). Les présidents Didier Manier (Nord), Yves Rome (Oise), Michel Dagbert (Pas-de-Calais) et Christian Manable (Somme) ont aussi réaffirmé à quel point cet aménagement, tout aussi colossal qu’attendu, est primordial en termes d’activités économiques, de retombées pour l’emploi, de mobilité et de développement durable.

Pourquoi ce canal Seine-Nord Europe ?

Les bassins du Nord Pas-de-Calais et de la Seine représentent 60 % du trafic fluvial en France. Actuellement, le canal du Nord qui relie ces
deux bassins constitue, à cause de sa faible capacité de transport (650 tonnes), un goulet d’étranglement interdisant la circulation des convois
à grand gabarit. Ce projet a donc pour visée de désenclaver le bassin de la Seine et d’ouvrir la France sur le réseau fluvial à grand gabarit du nord et de l’est de l’Europe.
Le canal Seine-Nord Europe accueillera des convois emportant jusqu’à 4 400 tonnes et offrira une continuité de navigation entre les deux
bassins. Il assurera également le développement et la compétitivité du mode fluvial au service des entreprises. Ce canal permettra également
de développer les activités touristiques, récréatives et éducatives. Il facilitera aussi les transferts d’eau vers les agglomérations du Nord Pas-de-Calais et il limitera les crues de l’Oise en amont de la ville de Compiègne.

Un projet prioritaire pour l’Union européenne

La réalisation du canal Seine-Nord Europe donnera naissance à la liaison européenne à grand gabarit Seine-Escaut. Il s’agit d’un des cinq projets
prioritaires retenus par l’Union Européenne au titre du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE).
Cette liaison permettra de mieux connecter le bassin de la Seine et de l’ouvrir au réseau européen des voies navigables à grand gabarit vers l’Europe du nord, l’Europe centrale et orientale.

Cette jonction assurera le raccordement entre les grands ports maritimes européens : Dunkerque, Anvers, Rotterdam, Le Havre, Rouen et Zeebrugge (France-Belgique-Pays-Bas). Grâce à cette liaison, ces ports verront leur attractivité renforcer et leur capacité à redistribuer des marchandises à l’intérieur des terres, en lien avec les ports fluviaux, augmenter.

Le canal Seine-Nord Europe, créateur d’emplois, opportunité de formation et d’innovation

Le projet sera créateur d’emplois à court, moyen et long terme. La seule phase de construction du canal permettra de créer entre 12 000 et 14 000 emplois directs et indirects. Le chantier produira donc un effet de relance immédiat pour le tissu économique local et régional, pour la
période 2017-2023 et bien au-delà.
30 % des emplois pourraient être ainsi pourvus par la main d’œuvre locale. La mise en œuvre de clauses d’insertion ambitieuses aura des conséquences importantes sur les bassins d’emploi périphériques.
À l’horizon 2050, pas moins de 50 000 emplois sont attendus grâce aux dynamiques induites par le canal Seine-Nord Europe.

Le canal Seine-Nord Europe et la production de céréales

La moitié des 65 millions de tonnes de céréales produites en France sont destinées à l’exportation. Les premiers clients sont la Belgique
avec 4.5 millions de tonnes et les Pays-Bas avec 3.9 millions de tonnes.
Le canal Seine-Nord permettra donc de diminuer le nombre de camions sur les routes et entraînera une logique de silos de changement à quai.

Le Canal Seine-Nord Europe et l’écologie

Ce canal contribuera à réduire les rejets de CO2. Il permettra de multiplier par sept la circulation des convois fluviaux et de retirer 500 000 camions des routes chaque année. Par ailleurs, le canal sera, ultérieurement, une opportunité pour la sécurisation de l’alimentation en eau. Il aura aussi un effet majeur sur la limitation des crues de l’Oise.