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5 500 ans avant l'éco-quartier de Dainville

publié le 25 février 2013

Vidéo (http://cg62.fr/var/cg62/storage/video/657553.mp4)
Fouille de Dainville, sur le site du futur éco-quartier, rue Broussais.

Découvertes archéologiques :

  • monuments funéraires : entre 1 500 et 1370 avant avant JC
  • Zone d’Activités Domestiques : entre 920 et 810 ans avant JC

Vincent Merkenbreack, Archéologue, Centre Départemental d'Archéologie :

On est sur un site funéraire avec deux fossés circulaires qui correspondent à des tertres, et qui délimitent un espace funéraire au sein duquel on retrouve une ou plusieurs tombes, des "crémations". C’est à dire que le défunt était brulé. On a retrouvé trois petites structures de crémation dans le plus grand cercle, mais relativement arasées avec très peu d’esquilles d’os. Le tertre est un marqueur dans le paysage, on voit la tombe de très loin, c’est assez imposant. La taille du tertre est proportionnelle à l’importance sociale de la personne enterrée.

On est aussi sur un site d’habitat : même si on a pas de traces de bâtiment, on a des structures de stockage, des silos, différentes fausses de rejets, et des traces de petits greniers sur piquets qui servaient aussi à conserver le grain.

On a retrouvé différents objets liés à la vie quotidienne classique de l’époque, c’est à dire des rejets de céramiques cassées, des éléments de métiers à tisser qui ne sont pas forcement reliés à de l’artisanat à grande échelle, mais plutôt pour une utilisation familiale élargie. Il s’agit essentiellement de pesons : des poids qui permettaient de tendre la laine. On a aussi retrouvé des fusaïoles (rondelles de terre cuite ou de craie) qui permettaient de tendre le fil avec un fuseau pour filer la laine.

On a des éléments liés à la consommation "classique" pour l’époque : des graines dans les silos, des ossements animaux comme du bœuf et aussi du cerf dont les bois montés sur un manche pouvaient être utilisés comme outil pour creuser le sol.

Les graines retrouvées dans les silos vont être tamisées et données à un carpologue, le spécialiste de l’étude des graines. Il va nous dire de quel type de céréales il s’agit. On aura donc une meilleure compréhension de type de culture et aussi du type de consommation de l’époque. À partir de ces résultats, on pourra déterminer la superficie mise en culture. Ce qui est intéressant ce n’est pas l’objet retrouvé en tant que tel mais l’étude qui va en découler.


Réalisation : Direction de la Communication, Vadim Gressier