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Réfection de la D901 : fini l'amiante sous le tapis

publié le 12 octobre 2015

Vidéo (http://www.pasdecalais.fr/var/cg62/storage/video/1053801.mp4)
Dans les années 70, l’État, constructeur de routes, incorporait de l'amiante dans les routes nationale à fort trafic. 40 ans plus tard, le Département, désormais propriétaire des routes, doit les désaimanter avant tout travaux de réfection.

Pascal Decobert, Directeur de la MDAD (Maison du Département Aménagement Durable) du Boulonnais :

Il s'agit ici d'un chantier de réfection de tapis d’enrobé, qui a l’origine devait être fait en 2014. Ce n’était qu’une réfection de tapis, mais nous avons découvert de l’amiante dans les enrobés. La D901 est une nationale que le Département a récupéré en 2006. Dans les années 70, on mettait de l’amiante dans les enrobés pour renforcer les voiries à fort trafic.

Le coût du chantier est donc un peu plus important : de 80 000 euros l’an dernier, on se retrouve aujourd’hui avec un coup de désamiantage de 405 000 euros et une remise en œuvre d’enrobé pour 135 000 euros.

Le matériaux retiré part à Villeparisis en décharge "classée A". L’autre solution consiste à l’envoyer dans les Landes dans un centre qui vitrifie les déchets amiantés, c’est le seul procédé que l’on connaît à l’heure actuelle pour neutraliser l’amiante.

Jérôme Lecaille, Responsable secteur, MDAD du Boulonnais :

C’est le Conseil départemental qui gère.

Pour le mode opératoire du chantier, on a, dans un premier temps, la mise en place de la signalisation temporaire par les agents du Conseil départemental. Nous avons déposé des bordures qui étaient collées sur l’enrobé amianté, ensuite deux nuits de travaux pour l’entreprise Colas pour le désamiantage, rabotage des couches de roulements amiantés, repose de la borduration, et enfin réfection de la couche de roulement : le tout est chapeauté par le Conseil départemental bien sûr.

On a communiqué avec les riverains dans le but de sécuriser la zone, de ne pas surprendre les gens, bien entendu.

François-Xavier Deshorgue, entreprise Colas :

On équipe les ouvriers avec des combinaisons et des masques pour les protéger des inhalations des fibres amiantées : ils peuvent ensuite partir sur le chantier.

Ils ont le droit de travailler pour des vacations pendant deux heures ; après la période de travail ils partent se décontaminer dans les compartiments avec cinq sas. Il y a un premier compartiment où ils se déshabillent ; il y a ensuite une succession de trois douches pour se laver et enlever toutes les fibres potentielles d’amiante qu’on a pu recevoir sur le corps. Enfin, on ressort dans le dernier compartiment en zone propre.

Christine Bugajny, CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) :

Le CEREMA mène a l’échelle nationale des travaux sur la problématique de l’amiante dans les enrobés routiers et dans les granulats. Dans ce contexte, nous avons besoin de retours d’expérience dans des chantiers de rabotage d’enrobé routier. Nous avons une convention en cours avec le Conseil départemental : il s’agit là de notre premier chantier expérimental pour la direction territoriale Nord-Picardie du CEREMA, sur lequel nous allons faire un retour d’expérience des pratiques. Nous nous sommes attachés à mieux évaluer l’exposition des agents pendant les travaux.

Jérôme Lecaille :

La RD 901 reçoit 20 000 véhicules jour, nous travaillons la nuit pour éviter la gène des automobilistes et permettre aux entreprises situées autour de ce chantier de pouvoir travailler sans gène.


Réalisation : Direction de la Communication, Vadim Gressier.