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Vacances à la mer : objectif sécurité

publié le 8 juillet 2011

Vidéo (http://www.pasdecalais.fr/var/cg62/storage/video/423464.mp4)
Si les vacances riment souvent avec insouciance, à la plage comme en mer, il ne faut pas négliger les règles de sécurité. C’est pourquoi le rappel des consignes élémentaires est important pour éviter les accidents.

Le magazine "Vacances à la mer : objectif sécurité" vous propose de les redécouvrir en images.

Pendant les vacances à la mer, louer une embarcation est un plaisir partagé par de nombreux vacanciers.
Pour d'autres, les joies de la pêche à pied ou encore des jeux aquatiques.
Mais toutes ces activités doivent être pratiquées en respectant les règles de prudence élémentaires.
Voici, avec les sauveteurs en mer, quelques conseils pour passer un été en toute sécurité.

Louer une embarcation

En été, pour s'échapper sur l'eau, louer un bateau est une solution séduisante mais prendre la mer n'est pas si simple ; voici toutes les consignes pour louer sans surprises :

Quand vous louez un bateau à moteur ou à voile auprès d'un professionnel, normalement, l'assurance est incluse dans la location.
C'est un point qu'il vous faut vérifier. Cette assurance doit couvrir deux choses ; d'une part, votre responsabilité civile, les dégâts que vous pouvez causer à autrui, qu'ils soient matériels ou sur les personnes elles-mêmes et les dommages que vous allez causer au bateau que vous allez louer.

Christophe ROUGON, MACIF

Pour la location d'embarcations qui n'ont ni voile ni moteur, c'est différent :

Quand on loue une petite embarcation sans moteur, un canoë-kayak ou encore un pédalo, on ne vous proposera en général pas d'assurance. C'est en principe la responsabilité civile, incluse dans votre assurance habitation, qui couvre les dommages causés à des tiers en cas d'accident. Cette assurance peut également couvrir les éventuels frais de réparation que le loueur pourrait vous demander en cas de dommages au matériel loué. Si votre assurance ne couvre pas les réparations du matériel loué, l'ensemble des frais sera à votre charge.

Sarah LESPINASSE, Institut National de la Consommation

Avec plus de 4 millions d'adeptes, la navigation de plaisance fait partie des activités estivales des plus appréciées.
Pour en profiter, nombre de vacanciers se tournent vers la location :

Lorsque vous louez un bateau, vous devez vous assurer qu'il est en parfait état d'entretien et que le réservoir est plein en carburant.
Le loueur doit vous donner tout le matériel de sécurité indispensable, à savoir : les gilets et les fusées.
Portez toujours votre gilet de sauvetage car en cas de difficulté, il sera trop tard pour l'enfiler.

Roland DUBICQ, Sauveteur embarqué

Avant de partir pour la journée, informez-vous des conditions météo et de la navigation locale. Le loueur, les sauveteurs en mer, et les capitaineries peuvent vous renseigner.
Si le bateau est équipé d'une radio VHF vous pourrez, en cas de problème, contacter le CROSS sur le canal 16.
Le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage coordonne tous les secours en mer. Vous pouvez également composer le 1616 avec un téléphone portable.

Respecter les consignes de sécurité

Pour le scooter des mers, quelques règles de sécurité s'imposent : il faut attacher le coupe-circuit au poignet, en cas de chute, le moteur s'arrêtera immédiatement. Quand au gilet de sauvetage, il est indispensable lorsque l'on pratique un sport nautique ou dès que l'on embarque à bord d'un bateau.

Le gilet de sauvetage vous permet d'augmenter considérablement vos chances de survie.
Lorsque vous êtes inconscient, le gilet va vous permettre de vous retourner et d'assurer le maintien de la tête hors de l'eau, et en même temps de pouvoir attendre que les secours puissent intervenir et venir vous récupérer.

Benjamin CERFATI, Nageur sauveteur

Le choix du gilet est primordial : il doit être adapté au poids et à la taille de chacun et être agréable à porter.

On choisit son gilet de sauvetage en fonction de la pratique à effectuer et ensuite de sa morphologie.
Au dessus ou en dessous de 40 kilos, le tour de taille.
En magasin, il ne faut pas hésiter à déballer le gilet, l'enfiler, effectuer tous les réglages, essayer de bouger.
Comme on va le porter pendant toute une activité, il faut qu'il soit le plus confortable possible.

Vincent ROQUES, Nageur Sauveteur

En cas de difficultés, les sauveteurs en mer peuvent venir à votre secours.
Selon les circonstances, les interventions sont de différentes natures.

Le sauvetage à personne dans tous les cas est gratuit, qu'il soit dans la zone des 300 mètres (celle gérée par les sauveteurs de plage) ou qu'il soit au-delà.
Les secours sont payants à partir du moment où il y a appareillage d'un bateau de sauvetage pour un remorquage d'un bateau en difficulté.

Nager, flotter, jouer

Matelas gonflable, bouée en caoutchouc canoë ou crocodile en plastique, la mer est une véritable aire de jeu pour les grands et les petits.
Pourtant, pour éviter les accidents, il est important de respecter des règles de sécurité.

On peut avoir le sentiment d'être en sécurité à bord de ces embarcations, ce qui n'est pas du tout le cas.
Avec de faibles conditions de vent, en l’occurrence du vent de terre, celui qui va vous porter au large, les gens peuvent se retrouver dans des situations compliquées, puisqu'en l'espace de 5 minutes il peuvent parcourir 100 ou 200 mètres et cela peut devenir compliqué de revenir.

Damien LEBOEUF, Nageur sauveteur

L'idéal est de rester dans la zone de surveillance des nageurs-sauveteurs pour éviter de se retrouver en difficulté.
À la mer, les enfants de moins de trois ans et ceux qui ne savent pas encore nager doivent porter des brassards ou une ceinture de natation.

Un enfant qui porte des brassard ou une bouée doit être sous surveillance constante d'un adulte, car les brassards ne vont pas empêcher la tête de l'enfant de passer sous l'eau, surtout en cas de vagues.

Nicolas BOIVIN, Nageur sauveteur

Pêcher à pied

À marée basse, le littoral se dégage et dévoile les crustacés et autres coquillages.
C'est le moment idéal pour les amateurs de pêche à pied, que ce soit sur la Côte atlantique, à l'île de Ré ou en Bretagne.
Mais cette pratique accessible à tous n'est pas sans dangers.

Avant de partir à la pêche à pied, on se renseigne sur l'horaire des marées, l'heure de la marée basse, ainsi que l'heure de la marée montante.
On se renseigne également sur la météo.
On ne part jamais seul et on prend un téléphone de manière à avertir les secours en cas de problème.
On prévient toujours une personne restée à terre de son heure de retour de façon à ce que celle-ci, ne vous voyant pas revenir, puisse déclencher les secours.

Surveillez régulièrement l'heure et n'attendez jamais le dernier moment pour rentrer.
La mer remonte très vite. Il faut savoir que la pêche à pied est règlementée et qu'elle n'est autorisée que du lever au coucher du soleil.

Il est impératif de respecter les tailles et les quantités pêchées, de manière à permettre le renouvellement des ressources.
On ne prend pas plus que ce dont on a besoin pour se faire un bon repas le soir.

La pêche peut être provisoirement interdite en raison de la dégradation du milieu naturel, rendant les coquillages impropres à la consommation.
En effet, toxines et métaux lourds, dangereux pour la santé humaine, ne sont pas éliminés à la cuisson.
Pour limiter les risques, tenez compte des avertissements affichés près des accès à la mer.
Ne laissez pas vos coquillages au soleil, lavez-les soigneusement et consommez-les le jour même.


Réalisation : Institut National de la Consommation, Les Sauveteurs en Mer
Sous-titrage : Conseil général du Pas-de-Calais