Jusqu’au 18 janvier, le Louvre-Lens propose de s’interroger sur la place qu’a pu occuper le mignon dans l’art au fil des époques. L’occasion de s’interroger sur l’effet que peut produire une œuvre d’art sur son spectateur ou sur ce qui au fil des siècles a pu être considéré comme adorable.
Muse & piano
Du 25 au 27 avril se déroulera la onzième édition du festival pendant lequel la musique s’invite au Louvre-Lens. Programmation, billetterie et infos pratiques sur www.louvrelens.fr.
Le mignon sous toutes ses formes
Bébés, animaux, rose, sucreries ou paillettes, le mignon s’incarne dans bien des représentations. Une multitude de formes qui en fonction des personnes, des époques et des contextes géographiques ou culturels n’ont cessé d’évoluer et invitent les visiteurs à questionner le pouvoir émotionnel des œuvres d’art.
Qu’est ce qui est mignon ? Des chatons de Jules Le Roy, aux putti de la Renaissance, en passant par les collections de petits objets ou les peluches, l’exposition avec plus de 300 chefs-d’œuvre montre les différentes manières dont l’esthétique de l’adorable a pu se décliner et se réinventer au fil du temps, de l’Antiquité à l’ère du cute et du kawaii.
« Parler de choses légères avec sérieux, et de choses sérieuses avec légèreté »
Pour Annabelle Ténèze, directrice du musée et commissaire de l’exposition, Trop Mignon est l’occasion de rappeler que le Louvre-Lens est un « musée des émotions » et que si l’on peut parfois avoir tendance à mettre en avant la théorie ou l’histoire de l’art, la question des émotions, et notamment celle des émotions positives est tout aussi primordiale :
« Il existe par exemple beaucoup de livres sur la tragédie, mais beaucoup moins sont consacrés à la tendresse ou au bonheur. Pour tant le mignon n’est pas inoffensif ! Il s’exprime particulièrement en temps de guerre. Il peut être un outil pour masquer une critique, voire un véritable outil de subversion quand on parle de « révolution de la gentillesse ».