Les 50 ans de L’Écho 62
« Un bon petit journal...» Le « côté affectif » de cette définition plaisait beaucoup à Jean-Yves Vincent qui, en 1976, posa les premières « colonnes » de l’outil d’information et d’animation qui allait devenir L’Écho Rural puis L’Écho du Pas-de-Calais et enfin récemment L’Écho 62.
1976 : "l’ancêtre" de L’Écho 62, s’appelle L’Écho du Bas-Pays. Il est né à Busnes, siège du Syndicat mixte d’aménagement du Bas-Pays. Ce journal associatif gratuit destiné aux 50 000 habitants du Bas-Pays veut « fédérer les dynamismes, créer un sentiment d’appartenance, ouvrir un espace d’expression ». Le Pas-de-Calais vit à l’heure des politiques d’aménagement rural. « Reflet de la vie profonde des villages », L’Écho du Bas-Pays séduit d’autres territoires et naissent tour à tour L’Écho de Canche-Authie, L’Écho du Boulonnais, L’Écho de l’Artois, Le Courrier de la Morinie... Le journal est étendu aux neuf secteurs du Pas-de-Calais faisant l’objet d’un Plan d’aménagement rural.
Un journal pas comme les autres
1982 : la décentralisation marque le début d’une nouvelle ère pour le Pas-de-Calais. Avec le concours du conseil général présidé par Roland Huguet, « le support se remet en cause : il paraîtra désormais en un seul titre pour toutes les éditions ». C’est L’Écho Rural ! Il est édité par l’association CEBIOPAR, Comité d’édition des bulletins d’information des organismes de Plan d’aménagement rural. Un studio spécialisé a mis au point une mise en page « moderne et tonique » en relation avec des journalistes professionnels. Le journal vit en grande partie grâce à la confiance que lui témoignent des annonceurs.
En avril, juillet et octobre 1982, L’Écho Rural est distribué gratuitement par le facteur dans 160 000 foyers, du Boulonnais à l’Artois, en passant par le Ternois. « L’Écho Rural n’est pas un journal comme les autres, il ne se contente pas d’informer : maintien de l’emploi, relance de la vie associative, réalisation des équipements ruraux, arts et traditions populaires... ; il souhaite aussi vous voir participer à son animation », lance Jean-Yves Vincent aux lecteurs.
Janvier 1986 : le numéro 16 de L’Écho Rural, 16 pages, « seul journal associatif de ce type en France, à l’échelle d’un département », arrive dans les boîtes aux lettres ; il est toujours édité par le CEBIOPAR, désormais basé à Saint-Pol-sur-Ternoise, avec le soutien du conseil général du Pas-de-Calais.
Juin 1986, numéro 18 : Roland Huguet présente le logo du Conseil général : « un triangle, signe d’équilibre, accompagné de zébrures, signe d’énergie, le tout en bleu et vert, couleurs naturelles de notre département ».
La campagne et la ville
Février 1996 : L’Écho Rural - Pas-de-Calais, c’est le numéro 80, celui des 20 ans. Le journal est désormais mensuel, diffusé à 289 000 exemplaires en 8 éditions : Audomarois - Haut-Pays ; Calaisis ; Boulonnais - Canche-Authie ; Ternois ; Artois-Sensée ; Gohelle ; Bas-Pays - Morinie-Lys ; Sept-Vallées. Il est édité par l’association Les échos du Pas-de-Calais (installée à Lillers). Outre L’Écho Rural distribué dans les communes rurales, l’association publie des journaux thématiques sous le titre L’Écho du Pas-de-Calais, diffusés dans tout le département à 560 000 exemplaires : on peut citer 1-2-3 tunnel et Culture sans frontière. Février 2006 : L’Écho du Pas-de-Calais numéro 71, le premier du trentenaire !
Depuis juillet 2002, toujours avec le soutien du conseil général, le journal (il s’appelle L’Écho du Pas-de-Calais depuis décembre 1999, L’Écho Rural aura connu 112 numéros) est distribué dans plus de 600 000 foyers : « Il parle de la campagne aux gens de la ville et de la ville aux gens de la campagne ». À l’occasion du 100e numéro en avril-mai 2009, le journal « fête les mots » avec des auteurs et autrices du Pas-de-Calais. Un hors-série en mai 2009 est consacré au centenaire de la traversée de la Manche par Blériot ; en juin 2009, L’Écho du Pas-de-Calais édite le numéro 2 de Tr@ces 62 détaillant toutes les traversées de la Manche. Le numéro 1 de Tr@ces en 2008, Ils sont venus du monde entier, avait abordé la Première Guerre mondiale dans le Pas-de-Calais. Durant ces années 2000, le site Internet echo62.com est un prolongement du journal au quotidien.
Jean-Yves Vincent prend sa retraite en 2012.
Avril 2016 : numéro 159, 40 ans et L’Écho du Pas-de-Calais tourne une page de son histoire. Le 14 mars 2016, le conseil départemental a adopté le transfert au Département d’une partie des activités de l’association Les échos du Pas-de-Calais, à savoir la parution d’un journal mensuel d’information. Une reprise placée sous le signe de la continuité, toujours avec une âme très rurale.
« L’Écho du Pas-de-Calais est le fruit d’une belle expérience d’aménagement du territoire qui a perduré et qui doit perdurer », commentait Jean-Yves.
Février 2026 : numéro 255, 50 ans et plus de 700 000 exemplaires qui arrivent dans les boîtes aux lettres, de février à décembre. 50 ans et l’occasion de rendre hommage au fondateur, décédé en avril 2025, avec le lancement du prix Jean-Yves Vincent.
Photo J.Pouille/CD62