Préserver la biodiversité : un enjeu majeur
Le 22 mai, "Journée internationale de la biodiversité" fait suite à la "Journée mondiale des abeilles", ce 20 mai. À cette occasion, le Département met à l’honneur les actions menées avec le soutien de l’Union européenne sur le territoire du Pas-de-Calais en faveur de la biodiversité et de la transition écologique.
La biodiversité est essentielle à notre quotidien :
Elle joue un rôle clé dans notre alimentation, notre santé, nos écosystèmes et l’équilibre climatique. Pourtant, aujourd’hui elle est menacée. L’Union européenne s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Face à ces défis, la transition écologique et la protection de la biodiversité sont devenues des enjeux majeurs à l’échelle européenne et c’est à l’échelle locale que se trouvent les réponses qui peuvent être apportées.
Le Département est bien entendu très mobilisé face à ces enjeux à travers de nombreuses actions et dispositifs européens comme le FTJ, le Fonds de Transition Juste.
Le FTJ, le Fonds de Transition Juste, accompagne nos territoires vers une transition écologique et sociale
Dans le Pas-de-Calais il permet notamment de soutenir des dispositifs d’insertion et des projets liés à l’environnement comme celui porté par Nœud Environnement dans le cadre du projet Interreg PolliConnect au cœur du territoire du Calaisis.
Le volet cohésion sociale du FTJ : le Fonds de Transition Juste permet de corriger les conséquences de changement de modèle de production passé (mines de charbon). La délégation de crédits FTJ permet de cofinancer des dispositifs à vocation professionnelle comme les ateliers chantiers d’insertion, les clauses d’insertion dans les marchés publics ou encore les plateformes d’accueil et d’accompagnement des bénéficiaires du RSA. Des opérations en maîtrise d’ouvrage départementale sont également mises en œuvre.
Cultiver l’emploi en préservant la nature au cœur du bassin minier
C’est au cœur du Bassin minier que l’association Nœud Environnement s’est donné pour mission de préserver les écosystèmes locaux avec des chantiers d’insertion destinés aux personnes les plus éloignées de l’emploi dans ce territoire qui affiche un des taux de pollution les plus élevés de France.
Créée en 1991, Nœud Environnement vise à promouvoir les initiatives en faveur de l'environnement.
Active entre Lens, Bruay-la-Buissière et Béthune, l’association mène de nombreux projets : fabrication d'abris à faune (hôtels à insectes, nichoirs à oiseaux), sensibilisation à l’environnement, ou encore entretien des zones naturelles et maraîchage biologique. Ces actions ont d’ailleurs une double vocation puisqu’elles servent également de chantiers d’insertion pour les bénéficiaires du RSA et les jeunes de moins de 26 ans.
Préserver l’environnement
En partenariat avec la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, l’association assure par exemple l'entretien écologique de la rivière de la Loisne. Les bénéficiaires du RSA impliqués interviennent sur 60km du cours d’eau et près de 180km de sentiers de randonnées à proximité. Au programme: taille d’arbustes, plantation de haies ou encore signalisation des sentiers.
Grâce au soutien du Fonds Social Européen+ (FSE+), l’association a également fondé les « jardins du cœur ». Dans ces derniers, l’on pratique le maraîchage biologique (sans engrais, sans pesticide, sans insecticide) et gère une serre de 1000 m2 à Vendin-lès-Béthune.
Favoriser l’insertion sociale et professionnelle
Ces actions permettent aux personnes éloignées de l’emploi et souvent désocialisées de renforcer leur estime d’eux-mêmes, rencontrer d’autres participants, et réintégrer un rythme de travail et des savoirs-être/faire professionnels. Doublés d’un accompagnement individualisé avec un conseiller, ils permettent aussi de travailler sur le projet professionnel et les freins dits « périphériques » : aide aux démarches administratives, problèmes de santé ou encore sensibilisation sur les conduites addictives.
Entre 2022 et 2027, les projets de Nœud Environnement représentent près d’1 000 000 euros dont 400 000 euros de fonds européens (FSE+ et FTJ, Fonds de Transition Juste).
Photo Y.Cadart/CD62